N° 400
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Omnium marocain de pêche. Un empire en déclin ?
L'ACTU ÉCONOMIE




Le logement social
en crise. (AIC PRESS)

Immobilier. La crise au rapport

La dernière expertise commandée au cabinet McKinsey lève le voile sur la crise du secteur immobilier. Lecture express des chiffres saillants.

C’est la dernière étude de McKinsey sur le secteur immobilier, commandée par le ministère des Finances, qui le dit : “La marge des promoteurs se situe autour de 15 à 20% pour le logement social. Cette
même marge grimpe à 30, voire 50% dans le moyen standing”. Et pour le haut standing, les promoteurs vont jusqu’à doubler leur mise. Eldorado des investisseurs pendant la dernière décennie, le secteur est désormais en crise. Et c’est toute l’économie du pays qui en ressent les effets. L’activité de construction est, comme le révèle le rapport, le premier moteur de l’investissement à hauteur de 100 milliards de dirhams. Par ailleurs, les consultants dressent un bien triste tableau de l’état du segment du logement social. Ils y relèvent un taux de ralentissement de l’activité de 30% sur le premier semestre 2009, comparée aux six premiers mois de l’année 2008. Un recul qui s’explique par la rareté du foncier public et le non-renouvellement des conventions signées entre l’Etat et les promoteurs privés suite à la disparition des avantages fiscaux. De 2002 à 2009, seules 89 conventions ont été signées, prévoyant la production de 230 000 logements sur 7 ans. Jusque-là, seule la moitié a été effectivement réalisée alors que l’autre moitié est répartie entre des conventions gelées ou même résiliées. Les recommandations s’orientent même vers le retour de certaines mesures incitatives. Fahd Iraqi


Maroc Vert. Viande à point
Les producteurs de viande rouge ont le moral au beau fixe. Et pas uniquement à cause de l’Aïd. A l’occasion de la Foire nationale des animaux de boucherie (FNAB), le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, a dévoilé les grandes lignes du plan de développement de cette filière du secteur primaire. Elle génère chaque année un chiffre d’affaires de 30 milliards de dirhams et assure 2,2 millions d’emplois. Le plan Akhannouch, budgétisé à 6 milliards de dirhams, vise aussi bien les éleveurs que les abattoirs et autres circuits de commercialisation. Il prévoit 850 millions de dirhams de primes étatiques à accorder aux éleveurs développeurs de ranchs. Et à l’horizon 2013, 21 nouveaux souks à bestiaux seront créés. Enfin, 12 abattoirs du royaume seront concédés au privé dans le cadre d’un contrat de gestion déléguée. Fadoua Ghannam


Investissement. Le hit-parade des régions
Ce sont quelque 121,5 milliards de dirhams d’investissements publics qui sont programmés dans le cadre du budget d’Etat 2010. De quoi “arroser” les 16 régions du royaume. Mais voilà, trois régions cumulent à elles seules plus de la moitié de cette manne publique. A leur tête Rabat - Salé - Zemmour - Zaër avec 33,9 milliards de dirhams. Projet Bouregreg, extension de l’aéroport, nouveau périphérique, construction de 93 établissements scolaires, nouveau théâtre, deux musées... sont autant de chantiers qui justifient cette enveloppe. Vient ensuite le Grand Casablanca avec ses 17,7 milliards de dirhams, affectés à de grands projets de transport, comme le tramway ou le triplement de l’autoroute Casa - Rabat, mais aussi à l’aménagement de grands projets comme la “Nouaceur aerospace city”. Vient ensuite Marrakech-Tensift-Haouz avec ses 9,6 milliards. Enfin Oued Eddahab-Lagouira figure en lanterne rouge avec des investissements publics de 600 millions de dirhams seulement. No comment ! F.I.


FMI. Le rapport qui flatte
Un taux de chômage à 10%, une inflation maîtrisée, un taux de croissance à 5% en 2009… Tout va (presque) pour le mieux dans le meilleur des royaumes, à en croire un récent rapport du Fonds monétaire international (FMI). “Le Maroc n’est pas épargné par les effets de la crise mondiale. Néanmoins, ces effets sont relativement limités”, d’après l’institution dirigée par Dominique Strauss-Kahn. Selon le FMI, l’Etat, qui affiche un niveau d’endettement en baisse et des finances saines, a su faire face à la crise. Le secret ? “Des politiques volontaristes soutenues par une augmentation des investissements de la part des entreprises publiques”. D’autres raisons sont avancées pour expliquer la bonne tenue de l’économie marocaine : une demande intérieure qui a boosté l’activité économique, un marché financier épargné par la crise financière mondiale du fait de sa faible exposition aux marchés internationaux et, surtout, une récolte céréalière record… Youssef Ziraoui

 
 
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