N°400
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Intérieur. Le mystérieux Monsieur Hassar

Rencontre. L’auberge tangéroise
L'ACTU MAROC




Ahmed Ghazali. (TNIOUNI)

Ahmed Ghazali. “La presse doit s’autoréguler”

Alors que le débat sur la régulation de la presse écrite au Maroc fait rage, le président de la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) nous livre sa vision des choses.

En accueillant à Marrakech les instances méditerranéennes et africaines de régulation des médias, il a beaucoup été question de presse écrite. Est-ce une manière pour la HACA de se placer
dans ce débat ?
La régulation des médias, et de la presse écrite en particulier, est un débat d’actualité au Maroc. Aussi bien les professionnels que les autorités publiques sont d’accord sur l’existence d’un blocage. Pour s’en sortir, il faudrait doter le secteur d’un mode de régulation efficace et crédible tout en veillant à conserver les acquis en matière de liberté d’expression. Il nous a paru important de faire le tour des expériences des autres pays dans ce domaine.

La HACA pourrait-elle réguler la presse écrite ?
Non. Et ce pour de nombreuses raisons. D’abord, la HACA a suffisamment de travail avec l’audiovisuel. Dans les pays où la régulation englobe l’audiovisuel et la presse écrite, les instances consacrent 80% de leurs efforts à la presse. Et puis, si l’Etat a confié à la HACA la régulation de la radio et de la télévision, c’est qu’il a un capital (les fréquences relèvent du domaine public, ndlr) qu’il concède à des acteurs privés. Cette légitimité morale, technique et économique n’existe pas en presse écrite

Que faut-il faire à votre avis pour sortir de ce blocage ?
La seule voie qui existe pour la régulation de la presse écrite au Maroc est l’autorégulation. Cette dernière devrait être confiée à des professionnels non actifs, choisis par le secteur de manière légitime et crédible. C’est à mon sens une urgence. La viabilité de la profession en dépend.
Propos recueillis par Fadoua Ghannam


Football. Les 12 travaux de Fassi Fihri
Le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) est enfin sorti de son mutisme. Lundi 23 novembre, lors d’une réunion ouverte à la presse, Ali Fassi Fihri a exposé aux présidents de club son projet de “sauvetage” du ballon rond marocain. Après avoir dressé un constat catastrophique de notre football (12ème nation africaine en 2009, selon lui), le patron de la FRMF a fait une série d’annonces majeures, dont la mise en place d’une direction technique nationale d’envergure qui emploiera une trentaine de techniciens marocains et étrangers. Ali Fassi Fihri a également confirmé le lancement d’une ligue professionnelle en 2011, un championnat d’élite auquel prendront part uniquement les clubs qui respecteront un cahier des charges rigoureux établi par la Fédération, en conformité avec les règlements de la FIFA. Qu’adviendra-t-il alors des clubs qui ne se plieront pas aux règles de cette “Botola” new look ? “Ils seront tout simplement relégués en division inférieure”, répond ce membre de la FRMF. Mehdi Sekkouri Alaoui


Fait-divers. Mokhazni jusqu’à la mort
Tout a commencé samedi 21 novembre aux aurores, à l’orphelinat du quartier Bensouda de Fès. L’établissement accueillant des éléments des Forces auxiliaires de Safi et de Casablanca -appelés en renfort pour une visite royale dans la capitale spirituelle- est le théâtre d’un violent affrontement entre mroud. “Les mokhaznis de Casa n’ont pas apprécié que ceux de Safi les réveillent tambour battant de bon matin, alors que ce n’était pas leur tour de garde”, affirme une source locale. Ni une ni deux, les coups de brodequins et de matraques pleuvent, faisant plusieurs blessés dans les deux camps, dont un grave. Le blessé est rapidement transféré à l’hôpital Hassan II de Fès, où il succombe à ses blessures. Entre-temps, tout ce que compte la ville comme forces de l’ordre est mobilisé pour mettre fin à la bastonnade. La gendarmerie interpelle alors une vingtaine d’éléments. “13 parmi eux ont été acheminés à la prison de Salé”, assure une source proche de l’enquête, alors que la presse quotidienne parle d’une cinquantaine d’arrestations.
Youssef Ziraoui


Visite. Philippe de Belgique, deux fois
Le prince héritier de Belgique était au Maroc du 22 au 26 novembre, accompagné de son épouse la princesse Mathilde et d’une délégation de quelque 350 personnes. L’objectif de cette mission économique prévue de longue date était de renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays, à la faveur d’une crise économique mondiale qui a au moins le mérite de remettre en selle les diplomaties nationales. Bilan des courses : des conventions de partenariats portant sur plus de 100 millions d’euros et la réception, par Moulay Rachid, de Philippe et Mathilde de Belgique pour un dîner en leur honneur. Pour rappel, la précédente visite du prince Philippe au Maroc remonte au 10 septembre 2001. Les bonnes résolutions prises à ce moment avaient été ajournées en raison des attentats du World Trade Center. Depuis lors, la chronique (publique) des relations maroco-belges se résumait à une guerre à peine voilée des services de renseignement dans l’affaire Belliraj. Le vent a peut-être tourné. Souleïman Bencheikh

 
 
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