N° 400
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Le clan El Fassi
Je souhaite réagir à l’article “Touche pas à mon Sahara” (TelQuel n°399). J’ai été agréablement surpris de découvrir un Taïeb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères, dont j’ignorais presque tout. Ce politicien bardé de diplômes a, semble-t-il, fait ses preuves avant de décrocher des postes à responsabilité au plus haut sommet de l’Etat. Diplômé de Sciences Po Paris, il a roulé sa bosse dans l’administration avant de faire un passage par le cabinet royal sous Hassan II. Bref, tout ça pour dire qu’il ne suffit pas de s’appeler El Fassi ou Fassi Fihri, d’être affilié au Premier ministre, pour réussir en politique ou ailleurs.
Youssef Larhrissi, Tanger


Corruption, encore et encore…
J’ai pris connaissance dans vos colonnes du classement du Maroc selon l’Indice de perception de la corruption : 89ème ! J’ai été indignée à la lecture de ce chiffre, mais très peu surprise à vrai dire. Que faisonsnous pour endiguer ce fléau ? Concrètement, pas grand-chose… L’obtention d’un simple document administratif peut s’avérer un parcours du combattant aux obstacles forcément payants. Et je ne parlerai même pas de la justice, ni des hôpitaux. Le règlement régulier de mes impôts ne devrait-il pas me donner droit à tous ces services ? En théorie, oui, évidemment. Mais dans la pratique, c’est autre chose. Alors je ferai comme tout le monde, je resterai silencieuse et je dirai hamdoullah, notre pays est fabuleux et on fait plein de progrès incroyables. Batoul Lahrichi, Bouknadel


Des moutons et des hommes
Comme chaque année à la veille de l’Aïd El Kébir, la frénésie gagne les foyers marocains. Les toits d’immeubles sont transformés en dépôts de moutons, une odeur nauséabonde se répand partout… Serions-nous condamnés, éternellement, à voir le pays transformé en grand souk de bétail pendant plusieurs jours ? Et le pire est à venir : des amas de cornes par-ci, des tonnes d’excréments par-là, tandis que les services de collecte d’ordures prennent leur temps. La propreté ne fait-elle pas partie intégrante de la foi ? Attendez-vous, comme c’est d’usage, à voir des bouchers informels en habits tachés de sang, se balader dans les rues armés jusqu’aux dents. On se croirait en pleine guerre civile ! Pourquoi ne pas imiter certains pays qui ont mis en place des lieux d’abattage collectifs ? Il est grand temps que cela change. Bon appétit quand même. Mohamed Belahcen, Mohammedia


Etre une femme libérée…
Marocaine installée en France, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article, “Casablancaises by night” (TelQuel n°399). Cela fait quelques années que je ne me suis pas rendue dans mon pays. Je n’ai donc pas pu observer cette nouvelle tendance, ces filles “affranchies” comme vous les qualifiez, qui sortent de plus en plus, entre copines. Malheureusement, certains réflexes ont la peau dure. D’après les témoignages que vous avez recueillis, elles sont nombreuses à cacher la vérité à leurs parents ou à leurs proches. Comme quoi au Maroc, être une femme libérée, c’est pas si facile… Nadia Harouchi, Paris


ZB rancunier ?
J’étais heureuse, en achetant mon hebdomadaire favori la semaine dernière, d’apprendre le retour de Zakaria Boualem. Mais j’ai été surprise (et déçue) en ouvrant le magazine par la dernière page : le parano de Guercif avait l’air bien remonté contre Wilcoume, le schizo que je trouvais de plus en plus attachant. Jalousie ? Règlements de comptes ? Seulement, les élucubrations de ZB sur le match Algérie-Egypte tombaient, du coup, un peu à plat. Voilà tout. Contente que ZB retrouve son espace d’expression après une privation, j’imagine, bien douloureuse. Que Dieu lui vienne en aide. Et merci. Zoubida Akreuch, Rabat


Business halal
Voir un responsable politique pleurer de joie en plein parlement à l’annonce d’une décision gouvernementale, cela m’émeut, je l’avoue. Je parle de Lahcen Daoudi, secrétaire général adjoint du PJD, qui a laissé couler quelques larmes à l’annonce de la baisse de la TVA sur les produits financiers islamique. Au-delà de l’émotion, les déclarations de Lahcen Daoudi ne manquent pas de bon sens. Le Maroc a “snobé” pendant de longues années les produits islamiques, et cela sans explications objectives. Je reste persuadé qu’une frange de la population n’hésitera pas à recourir aux produits financiers labellisés halal. Amine Snoussi, Kénitra
 
 
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