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Pages coordonnées par Maria Daif
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4000 ouvrages en
consultation libre. (DR)
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Découverte. Beaux Livres pour tous
Peu connue du grand public, la Bibliothèque associative internationale d’art moderne et contemporain de Rabat est un lieu de recherche et de documentation. Visite guidée.
Au dernier étage d’un immeuble art déco, non loin du très austère parlement à Rabat, un poster annonce en rouge que “le peuple manque”. Une carte postale cite Picasso : “Je ne cherche pas je trouve”. A l’intérieur et suffisamment loin du tumulte des voitures : 4000 ouvrages sur la photographie, le graphisme, le design, l’art numérique, |
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l’architecture et la peinture, consultables gratuitement sur place. Bienvenue dans les locaux de la Bibliothèque associative internationale d’art moderne et contemporain. À l’origine de ce projet lancé en 2006, les artistes Fouad Bellamine, Hassan Darsi, Philippe Cazal et le commissaire d’exposition Abdallah Karroum : “En créant cet espace, nous voulions avant tout accompagner la dynamique actuelle de l’art contemporain, en offrant aux chercheurs, artistes et étudiants l’accès à des ouvrages pointus”, explique Hassan Darsi. En plus d’être approvisionnée régulièrement en livres et en revues spécialisées, la bibliothèque offre un espace “pour lire et travailler”, et abritera bientôt débats thématiques et rencontres. Fatym Layachi
C’est ouvert à tous (sur rendez-vous) et c’est au 2 bis, rue du Caire. Rabat. Tél : 05 37 72 70 55. |
Exposition. Sacrées photos
Quand une Saoudienne expose des clichés de la Kaaba pendant le pèlerinage, ce n’est pas anodin. Quand, en sus, elle est l’une des photographes contemporaines les plus convoitées, un détour par la galerie marrakchie Agora devient doublement attrayant. Reem Al Faisal a commis, avec cette série de photos, l’un des actes artistiques les plus rares. Lieu religieusement surveillé, La Kaaba a rarement fait l’objet d’un travail artistique. Celui-ci, en noir et blanc, à mi-chemin entre le reportage et la photo d’art, montre grappes de pèlerins et prières collectives, pudiquement et sans voyeurisme. Le travail de Reem Al Faisal, qui fait d’Henri Cartier-Bresson, de Ralph Gibson et de Joseph Sudek ses maîtres, a déjà été vu à la Biennale de Venise, entre autres rendez-vous prestigieux de l’art contemporain. M.D.
Du 18 décembre 2009 au 20 janvier 2010.
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Cinéma. Money money
La commission d’aide à la production cinématographique a tranché. Huit films, dont un court-métrage, bénéficieront du coup de pouce financier du Centre cinématographique marocain. Noureddine Lakhmari empoche le jackpot : 4,5 MDH d'avance sur recette pour son prochain Zero. Légèrement moins pour Sotto Voce de Kamal Kamal (4,2 MDH), et 3,8 MDH pour Le retour du fils d'Ahmed Boulane. Saâd Chraïbi revient avec Entre hier et demain (3,45 MDH) et Nabyl Lahlou persiste et signe L'année des mille et une lune, empochant 3 MDHS. Nouveau parmi les anciens, Omar Mouldouira, diplômé de la FEMIS, est l’auteur de Margelle, l’unique court-métrage sélectionné pour toucher 200 000 dirhams. Ayla Mrabet |
Mannequinat. A Moroccan Beauty
Hind Sahli est née un 6 novembre, jour de la Marche verte. Mais elle, c’est sur les podiums qu’elle défile. A 19 ans tout rond, elle est la “new face” repérée à la rentrée, lors de la prestigieuse Fashion Week de New York. Depuis, cette jeune Rbatie, première Marocaine en contrat avec une agence internationale DNA Models fait du buzz sur la planète mode. 1,78m, regard intense sous des cils fournis et ourlés, traits comme esquissés à la plume, grâce féline à la Kate Moss, moue boudeuse et ce je-ne-sais-quoi de garçon manqué qui ensorcèle : pour ses débuts, Hind Sahli, qualifiée de “natural beauty”, a arpenté le “catwalk” pour Max Azria, Lacoste, Hervé Léger, Philosophy di Alberta Ferretti, et clôturé le défilé de la collection Vera Wang. Forcément, Hind s’est installée dans la Big Apple. Tant qu’elle ne mange qu’une “grosse pomme” par jour… Cerise Maréchaud |
Tournage. Foi de Hamid
Premier prix en 2006 au Festival national du film de Tanger pour son court-métrage Histoires de bonnes femmes, auteur du long-métrage Le vélo, le réalisateur Hamid Faridi revient à la charge avec L’arbre et les croyants (titre provisoire), dont le tournage débutera en février 2010. Le long- métrage raconte l’histoire d’un ancien gauchiste des années 1970, confronté à un groupe de jeunes islamistes, donnant lieu à des débats et une réflexion sur l’épineuse question de l’identité et de la foi, vues par l’individu et le groupe : “J’ai voulu confronter deux générations d’utopies et explorer le juste milieu”, affirme le cinéaste. La sortie du film est prévue pour fin 2010. Hicham Oulmouddane |
Musique. Tournage dans les tanneries
Zahra Hindi, voix marocaine terriblement jazz, tourne à Fès les images du clip de Beautiful Tango, titre issu de son premier album.
Elle vient de signer chez Blue Note. Zahra Hindi, première Marocaine à rejoindre le très select label de jazz, revient sur sa terre natale pour tourner un clip. Du 29 novembre au 3 décembre, c’est dans les tanneries de Fès que la chanteuse originaire de Khouribga donnera corps à Beautiful Tango, «histoire de danse et d’amour», filmée par le cinéaste gitan Tony Gatlif, fiévreux auteur des films Vengo et Gadjo Dilo. On attend avec impatience la sortie de son premier album Hand made, pour des ballades entre folk, soul urbain et swing du désert. Un son qui dit les racines amazighes et touarègues de Zahra Hindi, artiste qui compte parmi ses ascendants des membres du groupe Oudaden. Autodidacte, inspirée par Bob Dylan, Bob Marley et Ali Farka Touré, Zahra pose sa voix claire et suave sur des accords minimalistes et des textes nostalgiques, griffonnés sur un coin de table en français, arabe ou tamazight. Décrite par le magazine britannique The Wire comme la fille spirituelle de Django Reinhardt et de Billie Holiday, elle s’est déjà offert des premières parties à l’Olympia et à la Cigale à Paris et chanté au très couru Momo Kemia’s Bar de Londres, sans oublier, sous nos cieux, les festivals de Dakhla et Slam&Klam. C.M. |
Livre. Les Colonnes toujours
Minuscule par la taille, immense par l’empreinte, la librairie des Colonnes est un de ces lieux qui vous emplissent de nostalgie. Située en plein centre-ville de Tanger, le lieu garde la trace de signatures et de rencontres d’un autre temps. Les Colonnes ont accueilli des demi-dieux de la littérature : Mrabet, Genet, Bowles, Choukri bien sûr, Barthes et Rondeau. Ecrivains et bibliophiles de passage y flânent encore parmi les petites tables. Aujourd’hui, le lieu paraît un peu déprimé, à l’image de la situation générale du livre. On ne désespère pas d’une renaissance. Selon des rumeurs insistantes, Pierre Bergé s’apprêterait à acheter la mythique librairie. Le mécène, épris de la ville, vient pourtant d’intenter une action en justice contre un journal qui a annoncé la vente, “pas encore concrétisée”, selon une source informée. Tanger sait se montrer patiente. Youssef Aït Akdim
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Mode. Rupture féconde
Les chemins de Jamal Abdenasser et de Béchar Mahfoudi, fondateurs de Festimode (du 4 au 8 mai 2010) sont désormais séparés. Un divorce à l’amiable, explique l’ex-duo : “Nous nous sommes juste rendu compte, il y a quelques mois, qu’il fallait absolument créer une structure permanente pour aider au développement de la mode contemporaine”, explique Jamal Abdenasser. Mission dont se chargera désormais Béchar Mahfoudi, puisqu’il vient de créer l’Association marocaine des créateurs de mode (AMC Mode) : “L’association mettra en place un pôle de formation aux Abattoirs de Casablanca, qui permettra aux créateurs d’avoir des ateliers permanents, en plus de débats, expositions et défilés tout au long de l’année”, explique-t-il. Jamal, lui, fera du coup cavalier seul sur Festimode, même si, assurent les deux, l’AMC Mode et Festimode seront “totalement complémentaires”. Meryem Saadi |
Appel
Sous le signe “création et interaction”, l’Association “Arts et Métiers” est en pleine préparation de la troisième édition du Festival international du film de l’étudiant (FIFE). Le Festival, dont le but est de promouvoir les films réalisés par les étudiants lauréats des écoles de cinéma, aura pour thème cette année “la télécommunication à l’horizon 2020”. Histoire d’initier une réflexion sur un secteur en plein développement et sur le rapport des jeunes aux nouvelles technologies. Les étudiants intéressés doivent confirmer leur participation avant le 15 janvier 2010. ça se passera du 24 au 27 mars 2010.
Cours magistral
Samedi 21 novembre, les étudiants de l’Ecole supérieure d’audiovisuel de Marrakech (ESAV) ont eu droit à une invitée très spéciale. Kim Cattrall, plus connue comme Samantha Jones dans la série Sex and the City, a été sollicitée par les organisateurs de la troisième édition de la Biennale de Marrakech pour aller à la rencontre des cinéastes et scénaristes en herbe. Pendant plus d’une heure, la jeune femme a parlé de son expérience d’actrice, ainsi que du tournage du long-métrage Sex and the City 2, qui se déroule à Marrakech depuis plus d’un mois. |
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