N°402
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Crise de la presse. Un journal aux enchères

Politique. Pourquoi l’USFP va mal

Hafid Benhachem. Premier maton du royaume
L'ACTU MAROC




Khadija Ryadi, présidente
de l’AMDH.(TNIOUNI)

Droits humains. L’heure du bilane

A l’occasion du 10 décembre, Journée mondiale des droits humains, l’AMDH dresse le bilan 2009 des réalisations et dérapages du royaume.

Entre l'offensive lancée contre la liberté d’expression” et “les conditions dans lesquelles se sont déroulées les élections communales, nouvelle occasion ratée de progresser vers la démocratie”, l’année 2009 n’est pas des plus étincelantes aux yeux de l’Association marocaine des droits
de l’homme (AMDH). Dans son bilan 2009, établi à l’occasion de la Journée mondiale des droits humains, l’ONG dénonce aussi l’emprisonnement de Chakib Khyari, président de l’Association Rif des doits humains, mais aussi “l’exil forcé de la citoyenne Aminatou Haïdar, expatriée sans sentence judiciaire”. Le mini-rapport fait également le compte des promesses de l’Etat non tenues : “Ces points qui paraissaient comme positifs mais qui se retrouvent aujourd’hui bloqués”, selon la présidente Khadija Ryadi. Ainsi, “l’Etat s’est dérobé de l’application des recommandations de l’Instance équité et réconciliation”, édictées il y a 4 ans. Sans oublier le projet (annoncé il y a 3 ans) de plateforme citoyenne pour la promotion de la culture des droits humains, “marginalisée après que la tâche a été confiée au centre de formation du CCDH”. Le seul point positif pour ce bilan 2009, selon Ryadi, il faut le chercher chez les citoyens ordinaires : “On a assisté à plusieurs actions de revendication pacifique bien organisées, émanant de la base. C’est le signe que les Marocains sont de plus en plus conscients de leurs droits et prêts à les défendre”, se félicite la militante. Zoé Deback


Social. Grèves en série
Ce n’est pas vraiment une grève générale, mais on n’en est pas loin. Enseignement, Santé, Justice et Collectivités locales sont autant de départements qui connaissent des débrayages au courant de cette semaine. Dans l’enseignement ce sont l’UMT, la FDT, l’UGTM et l’UNTM qui ont appelé au piquet de grève les 9 et 10 décembre pour protester contre le non-respect des engagements gouvernementaux relatifs au dialogue social. Pour cette même raison, la FDT et l’UNMT mobilisent leurs affiliés dans le secteur de la Santé durant les mêmes journées. Au département de la Justice, les syndicats n’ont pas coordonné leurs mouvements alors que leur revendication est quasiment identique : revoir la situation matérielle des greffiers. Ainsi, les affiliés de l’UNMT enclenchent une grève pour les 9 et 10 décembre alors que ceux de la FDT arrêteront le travail du 15 au 17 décembre. Pour finir, dans les Collectivités locales, c’est l’ODT qui mobilise ses troupes les 10 et 11 décembre. En gros, ce n’est pas la bonne semaine pour avoir affaire au service public. Mohammed Boudarham


Sondage. Fous de foot !
Le Maroc retrouvera-t-il une dream team à l’image de celle de 1986, qui avait décroché son ticket pour les huitièmes de finale de la Coupe du Monde ? Mille fois non, selon un récent sondage réalisé par EigenValue-Recherche, un institut basé à Casablanca. L’enquête d’opinion, dont TelQuel détient une copie, nous apprend que seul un Marocain sur 10 pense que le Maroc aura un jour une équipe digne des coéquipiers de Bouderbala. “Globalement, l’image de notre équipe nationale de football est très négative”, note l’étude. De fait, 24,5% des interviewés pensent que les Lions de l’Atlas sont une “équipe nulle ou mauvaise”. Aussi, 80% des Marocains verraient d’un bon œil le retour, à la tête de la sélection, de Baddou Zaki, le coach avec lequel les Lions ont joué une finale de la Coupe d’Afrique. Enfin, et sans grande surprise, le sondage confirme que le football est une religion dans le royaume : 70% des Marocains adulent le ballon rond. Youssef Ziraoui


Notaires. Élections contestées
Du 5 au 6 décembre, c’était week-end électoral pour les notaires du royaume. Le scrutin devait permettre de renouveler le Conseil national de la chambre du notariat moderne du Maroc (CNMM). De la part de juristes cravatés et (surtout) assermentés, on pouvait s’attendre à un suffrage exemplaire. Sauf que le rendez-vous électoral a mal tourné. “Tous les agents de sécurité de l’hôtel, la police, les renseignements généraux… sont rentrés dans la salle pour éviter que ça ne dégénère. Deux membres de la commission de vote ainsi que des consœurs en larmes ont quitté la salle en signe de protestation”, rapporte dans un communiqué Amin Fayçal Benjelloun, le président sortant. La cause de cette chamaillerie entre notaires : un système de vote informatique (une innovation !) qui aurait mal fonctionné “mettant sérieusement en doute la légitimité du conseil élu”, comme nous l’explique Me Benjelloun. Ce dernier, bien qu’ayant été réélu au sein de ce nouveau conseil, appelle à l’organisation de nouvelles élections. Faute de quoi “une nouvelle association nationale de notaires verra le jour pour regrouper les mécontents”. Scission en vue ? Fadoua Ghannam
 
 
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