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Un banquier traqué
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article consacré à Khalid Oudghiri (Le Banquier Maudit, TelQuel n°401). Triste destin que celui du banquier de l’ONA, le holding royal. Cet homme a réussi à faire gagner énormément d’argent à Attijariwafa bank, mais il se serait compromis dans une (sombre) histoire de pots-de-vin. Vrai ? Faux ? Impossible de savoir pour l’instant. En attendant, l’ex- tout-puissant banquier, sous le coup d’un mandat d’arrêt, risque d’être condamné par contumace. On comprend mal pourquoi il continue à se terrer dans le silence. Vous posez une question très intéressante à la fin de votre enquête : “Et si tout cela avait été monté à la hâte dans le seul but de “coincer l’ancien patron d’Attijariwafa” ? C’est une hypothèse malheureusement plausible. Yassine Rizk, Tétouan.
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Le monde des soufis
J ’aimerais réagir à votre interview de Abdelwahab Meddeb (TelQuel n°401). Une de ses déclarations a particulièrement attiré mon attention. Quand il parle des soufis, l’écrivain déclare en substance qu’il faut se méfier de ce courant, car, au sein des confréries, il existe une certaine hiérarchie qui peut conduire à la servitude, de rapports de maître à disciple. J’ai moi-même pu me rendre à certains rassemblements soufis dans l’Oriental, où j’ai observé des comportements pour le moins étranges. Est-il normal que les disciples d’une confrérie adulent tel ou tel cheikh ? Ces comportements confinent à l’idolâtrie. Chose que notre religion interdit formellement. Hamza Draiss, Berrechid.
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Faites ce que je dis…
Vous avez cité Asmaa Chaabi, vice-présidente de Ynna Holding, dans votre rubrique l’Essentiel du numéro 401. La fille du multimilliardaire Miloud Chaabi déclare qu’un SMIG à 6000 dirhams lui paraît être un minimum pour vivre. C’est très osé de sa part de tenir un tel discours. Maintenant, allons plus loin si vous le permettez. Il faudrait que Madame Chaabi joigne l’acte à la parole et applique cela à toutes les entreprises de son groupe, ce qui, à mon sens, me paraît impossible. Hasnaa Chtouki, Casablanca.
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Algérien dépité
Algérien résidant au Maroc, je suis très fâché contre l’administration marocaine, qui traite mes compatriotes comme des citoyens de seconde zone. Les Marocains ont eu beau faire la fête avec nous quand nous avons été qualifiés pour la Coupe du Monde de foot, il n’empêche que je dois me rendre tous les mois à la préfecture de police de Casablanca pour faire tamponner mon récépissé de carte de séjour. Alors que des résidents d’autres nationalités ont depuis longtemps troqué ce papier peu engageant contre une vraie carte, pour moi ce cinéma dure depuis 10 mois ! Un Algérien de Casablanca.
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Le talentueux mister Taoujni
En lisant l’interrogatoire de Réda Taoujni, j’ai redécouvert quelqu’un que je croyais bien connaître. Il y a d’abord l’affaire Mandari, le faux-fils de Hassan II assassiné en Espagne. Affaire durant laquelle Taoujni a été interrogé. Puis, on apprend que le président de l’Association du Sahara marocain se baladait en Espagne avec une arme dans la poche. Bref, ce monsieur est un personnage haut en couleurs. Mais il reste un, voire plusieurs mystères : je ne comprends pas les motivations de Réda Taoujni. Pour qui roule-t-il ? Ses motivations sont-elles sincères ? Est-il un vrai patriote ou un simple opportuniste ? Comment d’organisateur de courses de dromadaires est-il devenu le porte-drapeau de la cause nationale numéro 1 : le Sahara ? Youssef Chadli, Fès.
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Fatwa sanglante
Sacré Zemzmi. Le prédicateur et député islamiste y est encore allé de ses fatwas très originales. Après avoir autorisé les Lions de l’Atlas à rompre le jeûne le jour du match Maroc-Togo, voilà qu’il autorise les couples à faire l’amour quand la femme est en période de menstruation, à condition d’utiliser un préservatif. Finalement, je le trouve très ouvert ce mufti, et plutôt cohérent. En tout cas, beaucoup plus qu’un certain Maghrawi qui avait autorisé le mariage avec des petites filles de 9 ans. Meryem Boustani, Mohammedia. |
La grande muette
Je souhaite réagir à votre article sur les questions orales au parlement (Le grand oral du gouvernement, TelQuel n°401). On y apprend que depuis 2002, une seule et unique question a été adressée au ministère chargé de l’administration de la Défense nationale. Comme on pouvait s’y attendre, elle est restée sans réponse, pour la simple et bonne raison que Abderrahmane Sbaï, qui dirige ce département, n’est jamais présent aux séances des questions orales. Est-ce normal ? Evidemment non. Pourquoi cette exception, ce traitement de faveur ? La loi n’est- elle pas la même pour tous ? Je déplore le comportement de nos députés. Maria Tribak, Oujda. |
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