N° 402
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

People. “Michael n’aurait jamais dû mourir”
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LE MAG CULTURE



Propos recueillis, à Montréal,
par Hassan Serraji

People. “Michael n’aurait jamais dû mourir”

Ian Halperin a publié plusieurs livres à succès, révélant les détails de la vie intime de célébrités. (DR)

Michael Jackson continue de faire les gros titres. Ian Halperin, le biographe du roi de la pop, a révélé à TelQuel la préparation d’un documentaire sur la vie secrète de la star. Entretien.


Fin décembre 2008, vous aviez annoncé au monde entier que Michael Jackson n’avait plus que six mois à vivre. Six mois plus tard, le roi de la pop est mort…
Michael Jackson était malade et, si ses managers m’avaient écouté, il aurait dû être hospitalisé pour bénéficier d’un suivi médical sérieux. Au
lieu de cela, ils lui ont curieusement programmé une série de 50 concerts à Londres. Ce qui a entraîné sa mort.

Vous êtes en train d’accuser les managers de Michael Jackson d’avoir précipité sa mort ?
Certainement. Si Michael avait été bien entouré, il serait toujours parmi nous aujourd’hui.

Dans le film This is it, sorti après la mort de Michael et qui documente les préparatifs de ses concerts londoniens, il apparaît en pleine possession de ses moyens. Comment l’expliquez-vous ?
Les réalisateurs du film ont fait beaucoup de montage et ajouté des effets sur des centaines d’heures de tournage. Pour ma part, je me suis basé sur des entretiens avec les danseurs qui travaillaient avec la star. Ils m’ont affirmé le contraire. Dans mon documentaire, dont la sortie est prévue en 2010, vous découvrirez un Michael Jackson affaibli et visiblement malade.

Quand avez-vous lancé le tournage de votre documentaire ?
En 2006. J’ai, depuis, accumulé plus de 300 heures de tournage, dont des moments d’intimité avec son entourage immédiat. J’y dévoile des conversations secrètes de la star jamais diffusées auparavant. Vous obtiendrez dans ce documentaire plus de révélations que dans mon livre.

Justement, en parlant de ce livre, vous aviez affirmé qu’avant de commencer votre enquête, vous étiez persuadé que Michael Jackson s’était rendu coupable de pédophilie. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. À quel moment avez-vous changé d’avis ?
Au cours de mon enquête, j’ai découvert que la compagnie d’assurances du chanteur l’avait obligé à proposer un arrangement financier aux plaignants, lors du premier procès en 1994, pour éviter de s’empêtrer dans une procédure judiciaire longue et coûteuse. C’est, selon moi, clairement la preuve que Michael Jackson était innocent des accusations d’abus sexuels sur mineur dont il faisait l’objet. Mon documentaire traite notamment de cette question. Il faut lui rendre justice, même à titre posthume. Michael n’était pas un pédophile. Les poursuites engagées contre lui ne furent que des tentatives d’extorsion de fonds.

Quelles autres révélations faites-vous sur Michael ?
C’était un personnage complexe qui s’est notamment complètement fait blanchir la peau. Beaucoup pensent qu’il souffrait d’une maladie épidermique. Ce n’était pas le cas. Et puis, dans sa vie amoureuse, Michael préférait les hommes. J’ai pu rencontrer quelques-uns de ses anciens amants. Il aurait même confié à l’un de ses proches qu’il se sentait prêt à épouser officiellement son compagnon de l’époque, une star de basketball de Los Angeles, si le mariage gay avait été légalisé dans l’état de Californie. En 2007, je l’avais moi-même croisé dans une pizzeria à Hollywood. Au cours de notre conversation, Michael avait posé sa main sur la mienne et m’avait dit que mes yeux bleus lui rappelaient Frank Sinatra…

Pouvez-vous offrir une exclusivité aux lecteurs de TelQuel ?
Je peux vous dire que Michael respectait beaucoup l’islam. Il a lu le Coran plusieurs fois. Il ne s’est jamais converti officiellement, même s’il y a eu une tentative en 2004. Selon les dires du personnel qui l’accompagnait dans ses déplacements, Michael observait les cinq prières quotidiennes pendant son séjour à Bahreïn (NDLR, en 2005).

Vous révélez aussi que Michael n’est pas le géniteur de ses trois enfants.
C’est vrai. Michael avait demandé à douze amis de lui fournir des échantillons de leur sperme et il a puisé au hasard dans le lot sans chercher à connaître l’identité du donneur choisi.

D’où tenez-vous ces révélations ?
Cet été, j’ai pu m’entretenir avec deux médecins, l’un à Los Angeles et l’autre en Norvège. Un ami proche de la star m’a également confirmé l’information.

Les fans de Michael ne vont pas comprendre que sa famille n’ait rien fait pour le soustraire des griffes des vautours qui l’entouraient.
C’est vrai, mais comme je l’ai révélé dans mon livre, sa famille n’avait pas accès à lui. Le service de sécurité de la star empêchait quiconque de s’en approcher. Il faut dire que le docteur Tohme Tohme, porte-parole de Michael, tirait toutes les ficelles. Il n’était par ailleurs pas étranger à de nombreuses rumeurs mensongères qui circulaient sur le chanteur. Il s’est fait de l’argent en cherchant à endommager la réputation de son employeur.

Quelle image devons-nous garder de Michael ?
Michael n’était pas un pédophile. Nous devons garder l’image d’un bon père aimant et attentionné envers ses enfants. C’était un homme soucieux du bien-être d’autrui qui a fait don de beaucoup d’argent à des œuvres caritatives. Malheureusement, les médias ont colporté de nombreux mensonges à son sujet durant toute sa vie. C’était le meilleur gars que j’ai eu à rencontrer dans le monde du show-biz. Il était très sympathique et engagé. Mes enquêtes m’ont aussi confirmé que c’était un homme exploité par son entourage. C’est une histoire très triste et tragique…

Portrait. Le spécialiste des célébrités
Ian Halperin est journaliste d’investigation. Il est l’auteur de neuf livres dont Love & Death : The Murder of Kurt Cobain, qui a figuré sur la liste des best-sellers du New York Times. Spécialisé dans l’actualité des célébrités, il publie ses révélations sur l’un des sites les plus suivis de la blogosphère, www.ianundercover.com. Ian Halperin collabore également régulièrement avec des médias anglophones, entre autres aux émissions “60 minutes II”, sur CBS News, et “Fifth Estate”, sur CBC (réseau anglais de Radio Canada). Il est correspondant des chaînes Court TV et E! Channel, et signe par ailleurs des articles pour le London Daily Mail. Dans Michael Jackson : Les dernières années (Editions Transit), paru en été 2009, Ian Halperin revient sur les circonstances entourant la mort de la star. Il signe là une enquête qui démontre, pour la première fois, que le roi de la pop n’était pas un pédophile.

 
 
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