N° 403
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Il était une fois Hassan II
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article sur le jour de la mort de Hassan II (TelQuel n°402). Je suis sûre que tous les Marocains se souviennent de ce jour funeste pour les uns, spécial pour les autres. Dix ans après, Hassan II est devenu un mythe qui continuera, encore très longtemps, à marquer nos esprits. Je me rappelle avoir été surprise par l’afflux de gens descendus spontanément dans les rues pour exprimer leur désarroi. On était tellement habitués à l’époque aux cars de l’Intérieur “réquisitionnant” les foules pour saluer le passage de chaque cortège royal, qu’il me paraissait invraisemblable de voir, à la mort du roi, tous ces gens pleurer et même s’évanouir dans les rues de la capitale. Je me demande parfois à quoi ressemblerait le Maroc aujourd’hui si Hassan II était toujours là ? Siham Hamdaoui, Tanger


Dima dima Barça
I l y a quelques jours, j’ai eu la chance de suivre le Classico : Barça – Real Madrid. Pas à la télé, mais en vrai, dans le stade du Camp Nou. Dans la navette qui nous emmène vers l’avion, je constate que je ne suis pas le seul à faire le déplacement : une centaine de Marocains, des hommes d’affaires, des familles, des groupes d’amis et même quelques Espagnols résidant au Maroc, sont du voyage. Les pronostics vont bon train. Les Blaugranas promettent une correction aux Merengues, et vice-versa. Arrivé à Barcelone, on ne parle que du Classico, à la télé, à la radio, dans les cafés. Après une bonne nuit de sommeil, nous avons droit à une visite guidée du stade, un des plus grands temples du football. Une foule dense est agglutinée autour du guichet. Les tarifs des billets vont de 50 à 350 euros, soit entre 600 et 4000 dirhams. C’est 25 fois plus cher qu’un derby Wydad-Raja, mais ce n’est vraiment pas le même spectacle ! Le match se joue à guichets fermés. Les retardataires devront donc se tourner vers le marché noir. Je me dirige vers la porte 64. Côté sécurité, c’est service minimum. On est loin des centaines de flics et des mroud mobilisés pour faire face aux “jamahirs”. Ici, on rentre dans le stade comme au cinéma, tranquillement. Les tickets son numérotés, il n’y a pas de “dfa3ni n’daf3ek’’. Le match n’a pas été des plus spectaculaires, mais le rythme et l’engagement dans le jeu ont donné à cette rencontre l’attraction qu’elle mérite. Je vous souhaite à vous aussi de vivre cette aventure au cœur du Classico. Rendez-vous pour le match retour à Madrid. Hicham Barakat, Casablanca


Epée de Damoclès
C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai lu votre article sur la cabale lancée contre le mensuel Economie & Entreprises (TelQuel n° 402). Sans être lectrice de ce journal, je ne peux que déplorer le zèle dont fait preuve notre système judiciaire contre les médias. Condamner un journal à une amende aussi exorbitante est un signal très fort lancé à toute la profession. Après cela, comment peut-on espérer que les journalistes marocains puissent mener à bien leur travail d’investigation et critiquer les puissants de ce pays ? Les journalistes ne sont certes pas au-dessus des lois, mais ils ont tout de même droit à une justice impartiale. Mouna Boumhini, Marrakech


Leçon de tolérance
En lisant votre article sur la polémique des minarets en Suisse (TelQuel n°402), je me suis demandé comment réagiraient les partis d’extrême droite européens si les autorités marocaines décidaient d’appliquer la réciproque en faisant détruire les clochers des églises du Maroc. Nous avons, pour une fois, sans doute une leçon de tolérance à donner à l’Europe. C’est d’autant plus décevant que la Suisse avait jusqu’à présent évité de stigmatiser ses immigrants de confession musulmane. En l’espace d’un référendum, elle est devenue un modèle pour les Lepénistes en tout genre. Fahd Benmoussa, Casablanca


R.I.P Michael
Je ne suis pas une adepte de la théorie du complot, mais j’aimerais tout de même qu’on m’explique pourquoi il aura fallu attendre la mort de Michael Jackson pour que l’éminent Ian Halperin nous révèle, preuves guère convaincantes à l’appui, que Bambi n’aimait pas les petits garçons (TelQuel n°402). Pourquoi ces fameux documents, censés l’innocenter, n’ont jamais fait surface auparavant ? Il est vrai qu’un artiste mort est plus vendeur... Je pense que l’on ne connaîtra sans doute jamais la vérité. Au-delà des scandales et de ses excentricités, Michael Jackson restera pour moi un très grand artiste qui aura rythmé mon adolescence. Le reste n’a aucune importance. Fatima Bennani, Meknes
 
 
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