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Par Meryem Saadi
Haïti. Apocalypse now
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Les Haïtiens sont complètement désemparés face à l’ampleur des dégâts. (AFP)
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Le violent séisme qui a frappé l’île a fait au moins 100 000 morts, soit plus de 1% de la population. Alors que le pays est en plein chaos, la communauté internationale se mobilise pour envoyer de l’aide.
Mardi 12 janvier, 16h53 heure locale. La terre tremble en Haïti, à 16 km de Port-au-Prince, la capitale. Une secousse de magnitude 7 sur l’échelle de Richter durant plus d’une minute est suivie de deux |
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répliques très fortes. Des secousses si violentes qu'elles sont ressenties vers l'ouest jusqu'à Santiago de Cuba, et vers l'est jusqu’au territoire dominicain. En quelques instants, Port-au-Prince est totalement détruite. Le palais national, plusieurs ministères, le parlement, la cathédrale, le palais de justice, des établissements universitaires, et des hôpitaux s’écroulent, ensevelissant des milliers d’habitants. Les communications téléphoniques et l'électricité ont été coupées suite à l’intensité du tremblement de terre. Les stations de télévision sont hors service, et seules quelques rares radios émettent des appels d'urgence.
Coupés du monde
Durant plusieurs heures suivant le séisme, l’île est totalement coupée du reste du monde. Il n’y a que quelques téléphones satellites qui arrivent à fonctionner. Les premières photographies montrant l’ampleur des dégâts sont postées par des survivants via le site Internet Twitter. Ces images montrent des situations chaotiques qui font froid dans le dos. Le reste du monde découvre l’ampleur du séisme qui a touché l’un des pays les plus pauvres de la planète. Tous ceux ayant de la famille sur l’île essayent difficilement d’avoir des nouvelles. Sur place, certains survivants tentent de retrouver les membres de leurs familles, alors que d’autres, complètement hébétés, errent dans les rues sans comprendre ce qui leur arrive. Des blessés commencent également à affluer dans les rares structures médicales qui ne sont pas totalement détruites. Des organismes comme Médecins sans frontières ou la Croix Rouge essayent de gérer tant bien que mal la situation. Mais les choses ne sont pas faciles, étant donné que beaucoup de médecins et d’infirmiers sont portés disparus. Le jour même, l’ONU annonce que tous ceux qui se trouvaient dans son bâtiment à Port-au-Prince sont morts. Parmi eux, le patron de la Mission de paix de l'ONU en Haïti, le Tunisien Hedi Annabi.
Solidarité internationale
Très vite, la communauté internationale et les ONG se sont mobilisées pour apporter de l’aide aux survivants du séisme le plus terrible qu’a connu l’île depuis deux siècles. Le président américain Barack Obama annonce rapidement l'envoi de “toute l'aide nécessaire dont Haïti aura besoin”. Tout comme le Canada, la France, l’Allemagne, l’Australie ou encore le Venezuela qui s’organisent pour l'envoi de secours. La Banque Mondiale s'est engagée à débloquer 100 millions de dollars, alors que le Fonds monétaire international (FMI), la Commission européenne et la Banque interaméricaine de développement (BID) s’apprêtent à lui emboîter le pas. Plusieurs célébrités se sont également mobilisées pour Haïti, demandant aux citoyens du monde entier de faire des dons. Parmi eux le chanteur Wyclef Jean (originaire d’Haïti), le cycliste Lance Armstrong, ou encore le couple hollywoodien Brad Pitt et Angelina Jolie. C’est donc une véritable course contre la montre qui commence. L'ampleur de la mobilisation internationale permettra à la fois de secourir des vies, et de faire en sorte que le pays ne sombre pas. |
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