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Les productions marocaines
font recette dans les salles
obscures. (TNIOUNI)
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Box-office. Les tendances du cinéma
Alors que les salles obscures continuent de mettre la clé sous le paillasson, les films marocains enregistrent une bonne performance en 2009.
D’abord, la bonne nouvelle : le cinéma vert et rouge affiche 800 000 entrées au compteur en 2009, selon les estimations du Centre cinématographique marocain (CCM), qui livrera les résultats détaillés du box-office marocain pendant le Festival national du film de Tanger (du |
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| 23 au 30 janvier 2010). C’est bien mieux qu’en 2008, où les films marocains avaient enregistré quelque 400 000 entrées. “Les parts de marché du cinéma marocain sont passées de 15% en 2008 à 26% en 2009”, nous confie une source au CCM. Merci qui ? Merci Casanegra, Amours voilées, Ex-chemkar, Number One… David Frauciel, directeur du Mégarama, confirme la tendance : “Dans le top 10 du box-office national et international du Mégarama, nous avons 5 films marocains. Il semblerait que les Marocains se soient réconciliés avec leur cinéma, qui a beaucoup progressé ces dernières années”. Soit, mais si les fans du grand écran sont de plus en plus nombreux à aller visionner des productions nationales, le nombre global de spectateurs s’inscrit à la baisse. “Pour la 4ème année consécutive, le nombre de spectateurs se situe en dessous de la barre des 3 millions”, regrette notre source au CCM. La faute à qui ? A la fermeture des salles obscures, dont le nombre se réduit d’année en année (120 salles en 2006, 70 en 2008…). Youssef Ziraoui |
Droits de l’homme. Le bilan du CCDH
Quatre ans après la dissolution de l’Instance équité et réconciliation (IER), un premier rapport fait le point sur le suivi de ses recommandations. Grands axes.
Ahmed Herzenni, président du Conseil consultatif des droits de l'homme, a lui-même présenté, jeudi 14 janvier, le rapport de suivi des recommandations de l'IER. On y apprend que le nombre de dossiers traités a atteint les 18 457 cas, ayant pour la plupart bénéficié d'indemnisations matérielles, sanitaires, administratives ou sociales. Quant au programme de réparation communautaire, concernant la réhabilitation des droits dans onze régions où les droits de l'homme ont été gravement bafoués, le CCDH a signé 18 conventions entre 2006 et 2009 pour la préservation de la mémoire ou encore la création de projets générateurs de revenus. Pour ce qui est des réformes institutionnelles, le CCDH a présenté des propositions en vue d’une réforme du Code pénal et devrait préparer un mémorandum sur la gouvernance sécuritaire. Le rapport s'attarde aussi sur le rétablissement de la vérité sur 66 cas, dont neuf jugés “très difficiles”, encore non élucidés. Parmi eux, le plus célèbre, celui de Mehdi Ben Barka. “J'admets que nous n'avons enregistré aucun progrès à ce propos, car il s'agit d'un cas très compliqué”, justifie Ahmed Herzenni, ajoutant que “la famille Ben Barka n'a présenté aucun dossier à l'IER, préférant recourir à la justice française”. Ayla Mrabet
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Football. Super-coupe de la discorde
Le report de la Super-coupe anime la scène footballistique nationale. Nombreux sont ceux qui y voient le signe d’un froid entre Ali Fassi Fihri et son ministre de tutelle.
La Super-coupe de football, rencontre opposant le champion en titre au détenteur de la Coupe du trône, n’aura finalement pas lieu. Prévue pour le samedi 23 janvier à Casablanca, ce match au sommet (Raja FAR) a été reporté sine die, sans aucune justification. La décision a été prise par le président de la Fédération lui-même. Ali Fassi Fihri n’a même pas jugé bon d’en informer officiellement ses membres fédéraux. Si aucun de ceux contactés par TelQuel n’a su expliquer ce report, le ministre de la Jeunesse et des Sports estime, lui, qu’il s’agit-là d’un “non-événement”. “Dans tous les championnats du monde, la Super-coupe ne revêt aucun caractère officiel. Sa déprogrammation n’influe en aucune mesure sur le déroulement de la Botola”, explique Moncef Belkhyat. Mais pour de nombreux observateurs, ce report n’est que le résultat d’une guerre que se livrent le président de la Fédération et le ministre. Les dernières sorties médiatiques de Moncef Belkhyat n’auraient pas été du goût du patron du football national. Ce dernier reprocherait à son ministre de lui avoir grillé la politesse en annonçant, en avant-première, des informations tenues secrètes par la Fédération. L’organisation d’une Super-coupe de football en fait partie. Version que le responsable gouvernemental rejette en bloc. Fadoua Ghannam
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Prostitution. Coup de filet dans le Golfe
Mardi 19 janvier, un tribunal d'Abu Dhabi a condamné treize Syriens, impliqués dans un réseau de trafic humain et de négoce de Marocaines, à de très lourdes peines. Six d'entre eux ont écopé de dix ans de prison. Les sept autres - parmi lesquels le présumé cerveau du réseau, en fuite après l'arrestation de ses complices et jugé par contumace ont été condamnés à la perpétuité. Le réseau aurait fait venir plusieurs jeunes Marocaines, parfois âgées de 19 ans, en leur promettant travail et salaires consistants. Les victimes se seraient retrouvées enfermées, battues, affamées et forcées à la prostitution. L'une des victimes, qui a réussi à s'échapper le 28 octobre dernier, a mené la police d'Abu Dhabi à plusieurs appartements où 18 femmes étaient séquestrées. Un mandat d'arrêt international contre le chef présumé ne devrait pas tarder à être déposé auprès d'Interpol, tandis que les avocats des condamnés, jugeant le verdict trop sévère, ont décidé de faire appel. A.M.
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Justice. Grève de bienvenue
C’est un accueil dont Mohamed Naciri, nouveau ministre de la Justice, se serait bien passé. Deux syndicats de ce secteur, affiliés à la CDT (Confédération démocratique du travail) et à l’UNTM (Union nationale du travail au Maroc), ont appelé à un débrayage de 72 heures (du 19 au 21 janvier) dans les tribunaux du royaume et les services centraux du ministère. Selon le secrétaire national de la Fédération de la justice, le mouvement a été “largement suivi”. Abdelaâdim Ahmid parle même de record : 98 % de grévistes, mardi dernier, dans les juridictions administratives de Casablanca, Marrakech et Fès. Selon les syndicalistes CDT et UNTM, cette grève aurait pu être évitée si le nouveau titulaire du portefeuille de la Justice avait appelé au dialogue, au moment opportun. “Nous n’avons été conviés à une rencontre avec les responsables du ministère que la veille de la grève. C’était trop tard vu que le mot d’ordre a été lancé depuis plusieurs semaines”, précise Abdelaâdim Ahmid. Mohammed Boudarham |
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