N° 410
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Azeddine Laraki. L’arabisation, c’est lui !
Scandale. Bébés à vendre
L'ACTU MAROC




Ali Fassi Fihri. (TNIOUNI)

Foot. Les orphelins de l’Atlas

Pour la première fois de son histoire, le onze national est sans sélectionneur. Au lieu de s’en inquiéter, les responsables des Lions de l’Atlas s’en réjouissent…

C’est Ali Fassi Fihri, président de la Fédération, qui le dit : “Il nous faut prendre le temps nécessaire et attendre la fin des championnats internationaux avant de démarrer une collaboration avec un entraîneur étranger de calibre international”. La phrase, relayée par l’agence AFP,
recèle au moins deux scoops. Le premier, c’est que le futur sélectionneur sera une star européenne au riche palmarès (ce que Roger Lemerre était déjà, soit dit en passant). Le deuxième, c’est que le coach ne sera désigné que d’ici l’été prochain, probablement à l’issue du Mondial sud-africain. En d’autres termes, les Lions de l’Atlas, déjà sans coach depuis le licenciement du catastrophique Hassan Moumen en novembre 2009, resteront “orphelins” près de 10 mois. Du jamais vu. “Nous n’avons pas d’échéances officielles, nous sommes éliminés partout, rien ne presse. Le plus urgent, c’est d’organiser nos structures avant de faire appel à un nouvel entraîneur” tente-t-on de justifier dans l’entourage de Fassi Fihri. L’argument est théoriquement valable. Sauf que, dans les faits, il est totalement absurde. Imaginons un seul instant que les Lions de l’Atlas soient sollicités, dans les mois à venir, pour disputer un match amical contre l’un des pays qualifiés pour le prochain Mondial. Ils risquent…de déclarer forfait, faute de coach. Ce qui est tout sauf normal.
Samir Achehbar


Agriculture. Le coût des intempéries
Le gouvernement vient de mobiliser une enveloppe budgétaire de 200 millions de dirhams pour financer un plan destiné à atténuer les effets des dernières intempéries sur l’agriculture dans la région du Gharb. Selon les déclarations du ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, la moitié de ce montant sera dédiée à la création et à l’entretien de pistes praticables. Mais aussi à la réfection du réseau d’assainissement de cette région rudement touchée par les dernières précipitations. Le reste servira à aider directement les agriculteurs, par le financement d’un plan de reconversion des cultures. Concrètement, l’Etat financera les semences de certaines cultures (riz, maïs et tournesol sur près de 77 000 hectares) à hauteur de 90 % et mettra la main à la poche pour prendre en charge 60 % du coût des engrais nécessaires. Cerise sur le gâteau, 20 000 quintaux d’orge seront distribués gratuitement aux agriculteurs sinistrés, en plus de la vaccination d’un cheptel de près de 40 000 têtes. Mohammed Boudarham


Justice. Adouls en colère
L’Ordre national des adouls n’est pas du tout content. Son président, Abdeslam El Bouraini, a annoncé que les 5000 adouls que compte le pays vont organiser une série de sit-in en face des tribunaux de la famille, dès la semaine du 8 février. La raison de leur colère ? La dernière Loi de Finances qui leur a retiré la possibilité de rédiger les contrats de transactions immobilières concernant les logements sociaux. Et cela au profit des notaires. Une mesure qui n’est pas du goût de Abdeslam El Bouraini, qui accuse, déjà depuis plusieurs années, les notaires “de vouloir s’accaparer tous les champs d’intervention des adouls”. Si ses revendications ne sont pas prises en compte, l’Ordre national des adouls menace d’entamer une grève illimitée, à l’échelle nationale. En gros, pas de mariage, ni de divorce durant les prochaines semaines… Meriem Saadi


Parlement. Haro sur l’absentéisme
Mohamed Cheikh Biadillah, président de la deuxième chambre, veut appliquer à la lettre les dispositions du règlement intérieur de la Chambre des conseillers. Notamment l’article 56 qui stipule qu’un conseiller peut être démis de ses fonctions dans une commission s’il s’absente trois fois consécutives. Et pour cause, le phénomène de l’absentéisme prend de plus en plus d’ampleur : la Loi de Finances 2010, par exemple, a été votée, le 23 décembre dernier, par une trentaine de conseillers seulement sur les 270 que compte cette chambre. Le bilan de leurs collègues de la première chambre n’est pas meilleur. L’article 40, qui prévoit des prélèvements sur les indemnités pour chaque jour d’absence non justifiée, n’a jusque-là sanctionné aucun député. Mais, promis juré nous dit-on, tout cela est appelé à changer dès la prochaine session parlementaire. “Il est urgent de changer la méthode de travail au sein de cette institution pour rendre les choses moins fatigantes et plus attrayantes pour les parlementaires et les ministres”, nous explique Driss Lachgar, fraîchement nommé ministre des Relations avec le parlement. Néanmoins, le responsable gouvernemental n’évoquera pas l’absentéisme des ministres, qui daignent rarement faire le déplacement au parlement pour répondre aux questions des élus. M.B.


Immigration. Expulsions de lycéens
Des manifestations en série ont été organisées dans des lycées français pour protester contre l’expulsion qui menace des élèves marocains. Le 23 janvier, les lycéens d’un établissement de la région parisienne ont été choqués par l’expulsion de Mohamed Abourar. Tout juste majeur, il était arrivé en France à 13 ans pour rejoindre son père, résident depuis 1977. Professeurs et camarades de classe ont manifesté le 3 février pour réclamer le retour de cet élève unanimement qualifié de très sérieux. La veille, dans un lycée de Clermont-Ferrand cette fois, une cinquantaine d’élèves ont profité de la visite des caméras de TF1, pour manifester contre l’arrestation de leur camarade Youssouf Ahanssal, 21 ans. Grâce à cette médiatisation, le jeune Marocain a été relâché par la police. Une chance que n’ont pas eue les jumelles Salma et Salima Boulazhar, 18 ans, scolarisées dans la même ville. Malgré une grande mobilisation devant la préfecture, Salima a été expulsée le 4 février. Sa sœur continue de se cacher. “Je n'ai pas de famille au Maroc, je ne me souviens presque plus de ce pays que nous avons quitté à 13 ans, a déclaré Salima au quotidien Le Monde. Je ne sais même plus ni lire ni écrire l'arabe”. Le Réseau éducation sans frontières tente d’obtenir son retour sur le territoire français. Zoé Deback
 
 
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