N° 410
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Cerise Maréchaud



Las Cosas del querer
de Jaime Chavarri. (DR)


Cinéma
Comment se consoler de la fin du week-end ? Démarrer sa semaine avec du très bon cru du 7ème art espagnol. Lundi 8 février, l’Institut Cervantès de Casablanca projette Las Cosas del querer (1989), de Jaime Chavarri – une comédie musicale sur la copla andalouse, l’amour et la jalousie. Le 15 février, le premier long-métrage de Javier Rebollo, Lo que sé de Lola (2006), raconte l’histoire d’un amour impossible où on ne dit pas je t’aime et où les amants ne se rencontrent jamais. Enfin, le 22 février, découvrez El Año de las luces de Fernando Trueba (1986), un film sur l’éveil sentimental de deux adolescents dans l’Espagne d’après-guerre.


Festival
Pour sa 7ème édition, le Festival Cinéma et Migrations propose plusieurs documentaires, films et courts-métrages traitant du thème de l’immigration. Parmi eux, Northless de Rigoberto Perezcano (Etoile d’Or du dernier Festival de Marrakech), Harraga de Merzak Allouach, Parcours de réfugiés de Ali Benjelloun, ou encore Sin Palabras de Othman Naciri. Du 10 au 13 février à Agadir.


Documentaires
Ne surtout pas passer à côté du cycle du docu musical de l’EAC-L’Boulvart : Les Chats persans de Bahman Ghobadi, Teshumara de Jérémie Reichenbach, Soul Power de Jeffrey Levy-Hinte, Gypsy Caravan de Jasmine Dellal ou encore Saudade do futuro de César et Marie-Clémence Paes sont aux Abattoirs, à l’IFC, au Cervantès et à la fac des sciences de Aïn Sebaâ du 8 au 14 février.


Art therapy
Casa del Arte organise un week-end d’Art therapy les 6 et 7 février avec un collectif d’artistes et de thérapeutes. L’art comme moyen d’expression, la créativité comme révélateur de soi et le groupe comme catalyseur sont au cœur de ce concept de développement personnel. 7, rue Franceville, Oasis, Casa. Tél. 05 22 99 09 36


Expo
Six anciens lauréats de l’Ecole supérieure des Beaux-Arts de Casablanca, qui au fil des années ont pu façonner un langage visuel personnel, réunissent leurs œuvres dans une exposition collective. Soixante pièces où les couleurs composent des champs émotionnels qui semblent poussés par un souffle puissant à la surface du tableau. “Révélations”, jusqu’au 20 février à la Galerie Sidi Belyout, face à la CTM, Casablanca.


A l'affiche. Les clichés de Casa
Les Enfants terribles de Casablanca n'est pas vraiment terrible. Abdelkrim Derkaoui, réalisateur prolifique de notre cinéma national (Le Jour du forain, Rue Le Caire), nous fait vivre la ville blanche vue par Ilyass Benmoussa (campé par Mourad Zaoui, le footballeur amoureux de Wake up Morocco), jeune diplômé de Dieu sait quelle école américaine de management et marketing, revenu au pays travailler dans la société de son père. Ilyass, dans son costume, repère les talents de la ville en distribuant sourires et cartes de visite : il fait de Tayeb, artiste-peintre exposant dans la rue, Hatim, jeune musicien, et Rachid, amoureux de Charlie Chaplin et revendeur de cigarettes au détail, de véritables stars. Dans son parcours à travers Casa, il se frotte au grand méchant Hamza (joué par Karim Saïdi, désopilant dans la série Zorroh), homme à femmes corrompu jusqu'à la moelle et trempant dans des affaires de drogue et de détournements d'argent. Une trame aux ficelles pas très claires où les clichés s'enchaînent, malgré les efforts fournis par les acteurs.
Les Enfants terribles de Casablanca, de Abdelkrim Derkaoui, au Mégarama.

 
 
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