N° 434
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

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Mohamed et les autres
Comme vous l’évoquez dans votre dernier numéro (rubrique “L’essentiel”), Mohamed Lahna, unijambiste, a traversé le détroit de Gilbratar à la nage. Je lui adresse toutes mes félicitations. J’en profite pour rappeler au passage que, tous les jours, il y a des milliers d’autres Mohamed, unijambistes ou atteints d’un autre handicap, qui réalisent à leur tour l’exploit de traverser leur propre ville. Une ville la plupart du temps anarchique, sans aucun aménagement pensé pour les handicapés, aux bus bondés, aux trottoirs (quand ils existent) défoncés... Ce sont, plus largement, les plus jeunes, les plus vieux et les femmes enceintes qui souffrent pour se déplacer à Casablanca, Meknès, Marrakech, Tanger… Il serait quand même temps de faire quelque chose.
Youssef Elbouich, Casablanca.


Le kiosque de l’aéroport
Comme chaque semaine, je prends plaisir à lire le “Bloc-Notes” de Karim Boukhari, mais cette fois, j'ai eu une grande surprise en lisant le passage sur les aéroports marocains (TelQuel n°433). Vous écrivez : “Imaginez qu'à Agadir par exemple, grande ville touristique, il n'existe pas de kiosque à journaux”. Je me permets de m'élever contre cette fausse affirmation : l'aéroport d'Agadir Al Massira possède son kiosque à journaux, et ce depuis longtemps. Je vous concède seulement qu'il est situé plus près des arrivées que des départs, mais il est parfaitement visible, et a fortiori très bien achalandé. De plus, il pratique des horaires très larges : il m'est souvent arrivé d'acheter des journaux, marocains ou français, très tard le soir, lorsque j'attends l'arrivée d'amis.
Jean Claude Le Monnier, Agadir.


Let’s talk about sex
J’ai lu avec plaisir l’interrogatoire que vous avez consacré au Dr Harakat dans votre dernier numéro. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, au-delà de l’aspect médical, il y a d’autres questions graves liées à la sexualité. Le sexologue le dit lui-même : il ne pense pas que les Marocains aient une sexualité épanouie. C’est grave et il est urgent de nous décoincer ! De proposer des cours d’éducation sexuelle en classe, s’il le faut, de pouvoir choisir d’arriver vierge ou non au mariage, de ne pas blâmer les jeunes couples s’ils souhaitent s’installer ensemble sans être mariés, etc. Je remarque que le sexe est à la fois omniprésent et complètement absent dans notre société : très présent sur les chaînes de télé occidentales que l’on capte, absent dans la bouche de nos élus, médecins, etc. Je n’ai pas entendu de figure religieuse, politique, ou tout simplement médiatique, parler de sexe de manière sympathique, positive ou prévenante depuis bien longtemps, hormis les sorties, bien amusantes il est vrai, de notre Zemzmi national.
Mehdi Shahin, Marrakech.


CQFD
Malgré leurs beaux discours, les hommes politiques français ne sont pas meilleurs que les autres. Tout ce que l’affaire Bettencourt aura finalement montré, c’est que le président Sarkozy n’a pas gagné les élections présidentielles de 2007, mais qu’ils les a volées. Point important, omis dans votre article (“Rififi en Sarkozie”, TelQuel n°433), c’est que l’entreprise L’Oréal pourrait bien devenir suisse. On le sait, tout est parti d’une plainte de la fille Bettencourt, qui, la première, a entamé un procès contre sa mère qu’elle juge inapte à diriger l’entreprise familiale. Si la faiblesse de la mère est avérée, le fleuron de l’entreprise française pourrait bien passer entre les mains de Nestlé, l’entreprise suisse, deuxième actionnaire de L’Oréal. La France avait donc tout intérêt à faire l’impasse sur la fortune des paradis fiscaux de Madame Bettencourt...
Rachid Choudany, Meknès.


Génération amazighe
Votre article sur le légendaire groupe du Souss, Oudaden, m’a fait très plaisir (“Success story made in Souss”, TelQuel n°433). Je tiens à vous féliciter. Le groupe Oudaden a éduqué l’oreille musicale de toute une génération au Maroc. Nous avons grandi avec, et leurs chansons resteront dans les annales. En même temps, je trouve dommage de ne pas lire de tels articles plus souvent. Le pays regorge d’artistes amazighs qui ne provoquent malheureusement guère la curiosité des journalistes. On comptait, pourtant, sur la presse indépendante pour renverser la donne et mettre en valeur ces talents de notre pays.
Khadija Yakobi, Imintanoute.
 
 
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