Erreurs médicales. La loi du silence
Administration. Le blues des moqadems
Politique. Un parti islamiste de plus
Société. Profession : inventeur
Abdelaziz Lemsioui. "Nous serons un parti tajine"
Reportage. Bejaâd, la ville des saints
États-Unis / Russie. Des airs de Guerre froide
Saga. La fabuleuse histoire de Benson Shoes
Exclusif. Le pélerinage de Bono
Festival. L'âge adulte de L'Boulevard
N° 277
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Les “nouveaux habits” du consulat américain à Casablanca.
(TNIOUNI / NICHANE)

Sécurité. Consulat ou bunker américain ?


À défaut d'obtenir la fermeture totale du Boulevard Moulay Youssef, à Casablanca, les Américains ont néanmoins réussi à convaincre les autorités marocaines du bien-fondé de leurs exigences. Les négociations entre Thomas Riley, l'ambassadeur des Etats-Unis au Maroc et Mohamed Sajid, le maire de Casablanca (qui aurait reçu des instructions fermes pour refuser le blocage du Boulevard) ont abouti à un compromis, douloureux pour les Casablancais.

Ainsi, la circulation est pratiquement bloquée sur le Bd Moulay Youssef, après l'achèvement des travaux qui ont précédé la réouverture du consulat des Etats-Unis, effective depuis le 4 juin.

Les travaux en question ont consisté à placer des blocs en béton armé, maladroitement déguisés en jardinières, le long de la bâtisse du consulat. Problème : ces accessoires de bunker occupent près des deux tiers de la chaussée, côté consulat. Ils reçoivent le renfort de barrières cloutées, disposées sur les deux voies du Boulevard, obligeant les véhicules à serrer à gauche, unique moyen pour se faufiler à travers l'étroit espace désormais réservé à la circulation des véhicules. Les piétons ne sont pas mieux lotis, puisqu'ils se retrouvent obligés de faire un détour, sous les injonctions d'un impressionnant dispositif policier en faction le long du mur du consulat.

Quant aux demandeurs de visas, ils sont tenus de se plier à plusieurs procédures de sécurité : débarquer au moins 15 mn avant le rendez-vous, en prenant soin de se débarrasser des téléphone portable et tout sac à dos ou sac à main. Voilà ce qu'il en coûte pour caresser le rêve américain…


Maroc – Polisario. À table, enfin !

C’est donc les 18 et 19 juin à Long Island, dans l’Etat de New York, qu’aura lieu le premier round des négociations entre le Maroc et le Front Polisario, sous la houlette de l’ONU. La rencontre n’a pas été annoncée officiellement, mais les bruits qui courent avancent que la délégation marocaine sera composée de Chakib Benmoussa, Yassine Mansouri, Fouad Ali Al Himma et Taib Fassi Fihri. Ils devraient être accompagnés de Mohamed Cheikh Biadillah, ministre de la Santé, du gouverneur Omar Hadrami et de Khelli Henna Ould Errachid, président du Corcas . “Mais il n’est pas sûr que les trois derniers participeront aux négociations”, ajoute une source proche du dossier.


Evasion. Le Riffi vous salue bien

En début de semaine, D. Lamfaddal, surnommé “Riffi (Le Rifain)”, a réussi à s’évader, dans des conditions rocambolesques, de la prison locale de Guelmim, alors qu'il était en instance de transfert au centre pénitentiaire d'Inezgane. L'homme, qui venait d'être condamné à 10 ans de prison ferme pour trafic international de drogue, a pu gagner l'esplanade extérieure de l'enceinte avant de prendre la fuite, accompagné d’un autre détenu qui partageait sa cellule. Les évadés auraient réussi à fausser compagnie à leurs gardiens après avoir “créé une issue au niveau de la porte de la cellule”, a-t-on appris de source policière.


DGST. Hammouchi veille au grain

Abdellatif Hammouchi a tenu une réunion avec les directeurs centraux de la DGST, le mardi 5 juin, au siège de la centrale à Témara. Objectif : faire le point sur l’évolution de la menace terroriste au Maroc. Les services secrets marocains prennent très au sérieux les menaces proférées par des membres d’Al Qaïda au Maghreb dans une vidéo diffusée il y a quelques jours par Al Jazeera. Surtout que l’arrestation, en début de semaine, de six présumés terroristes à Tétouan a permis de démanteler une filière chargée d’acheminer les volontaires marocains vers des camps d’entraînement dans le désert du nord du Mali.


Maroc-USA. Allo le Pentagone ?

C’est le service de recherche relevant du Congrès américain qui a vendu la mèche. Alors que la polémique fait rage sur la question de savoir quel pays accueillera les GI’S sur son territoire, un récent rapport de ce service vient de révéler que le Maroc aurait donné son aval pour abriter le siège du Commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom). Ce dernier devra être fonctionnel à partir de septembre 2007, avant d’être “pleinement opérationnel” un an plus tard, soit en septembre 2008. Le Pentagone, qui contrôlait l’Afrique à partir de la base de Stuttgart (Allemagne), veut, aujourd’hui, s’installer au Maghreb pour contrôler de plus près le Sahara et la zone du Sahel.


Affaire Madeleine. Les parents au Maroc

Alors que les recherches continuent pour retrouver la petite Madeleine McCann, kidnappée au début du mois de mai dans un complexe touristique au Portugal, ses parents, Gerry et Kate McCann, multiplient les déplacements pour inciter à plus de mobilisation en faveur de leur fille. Après des séjours à Amsterdam, Berlin, Madrid et Rome, la prochaine étape n'est autre que le Maroc, où ils sont attendus le 10 juin. À Rabat, où se déroulera l'essentiel de leur séjour marocain, les deux parents prévoient de rencontrer plusieurs responsables de la Sûreté nationale, dont le directeur général Cherki Drais et Mustapha Mouzouni, le directeur central de la Police Judiciaire et chef du bureau d'Interpol à Rabat. Le couple McCann envisage par la suite d'organiser une conférence de presse, dans le but d'éclairer les médias marocains sur le cas de leur fille. À suivre…


Rabat. Les victimes du tram

Les travaux de la première tranche pour la réalisation du tramway de Rabat-Salé fait déjà des mécontents parmi les canotiers et les vendeurs de poisson à la criée, qui ont perdu leurs emplois à cause de l'aménagement en cours de la vallée de Bouregreg. Selon les premières estimations, ce tramway, dont la mise en service est prévue au début 2010, nécessitera un financement de quelque 2,5 milliards de dirhams. Le coût d’exploitation annuelle du projet serait de 117 millions de dirhams, tandis que la recette annuelle atteindrait quelque 152 millions de dirhams, pour un potentiel de 172 000 voyageurs par jour ouvré, ou encore 51 millions de voyageurs par an.


PJD vs L’Boulevard. Nayda avec Benkirane

L’été est de retour avec ses festivals de musique… et les indignations répétées du PJD. En attendant le prochain Festival d’Essaouira, Abdelilah Benkirane s’est fait les dents sur la dernière édition de L’Boulevard. Le scthroumpf grognon du PJD a interpellé, au Parlement, Chakib Benmoussa, afin que le ministre de l’Intérieur s’explique sur cet évènement culturel supposé être fréquenté par de vilains satanistes fornicateurs. Un thème redondant et gonflant du PJD. En réponse à Benkirane, le premier flic du royaume a donné le nombre d’arrestations effectuées en marge de L’Boulevard pour trouble à l’ordre public : une centaine en tout. “Il y a eu effectivement quelques débordements, mais pas plus qu’à la sortie d’un match Raja-Wac”, nuance Hicham Bahou, l’un des organisateurs de l’évènement. Pourtant, Benkirane n’a jamais demandé l’interdiction du foot. Pas bon pour sa cote de popularité, sans doute…


Sécurité. Les dames du Palais

Une première ! Dorénavant, être garde du corps au service de la famille royale n’est plus un privilège réservé aux seuls hommes. Il y a à peine quelques semaines, dix femmes (sept inspecteurs et trois officiers), fraîchement diplômées de l’Institut de police de Kénitra, ont pris la route du palais royal. D’après une source sécuritaire, après avoir passé avec brio des épreuves supplémentaires devant le directeur de la sécurité des palais, les dix superwomen ont été chargées de la protection des princesses (quatre ont été assignées à Lalla Salma) et de leurs résidences. Espérons que ces dames seront moins stressées que certains de leurs collègues masculins !


Réforme constitutionnelle. Paroles, paroles…

Décidément, le monde politique ne sait plus sur quel pied danser avec la Koutla, dont les trois partis membres (USFP, Istiqlal, PPS) viennent de demander… le report des discussions sur la réforme constitutionnelle, jusqu’après des élections de septembre prochain. Souvenez-vous, ils étaient les premiers à demander cette réforme avant les législatives. “Pas d’élections sans réforme constitutionnelle”, avaient-ils scandé au moment de la tenue de leurs congrès nationaux. “Nous nous sommes rendu compte que nous ne pouvons pas occuper le pays avec ce débat dans ces circonstances électorales”, justifie un dirigeant istiqlalien.Evidemment ! Il ne reste que deux mois et demi avant les élections.


Elections. Ne tirez pas sur la HACA

Les chefs des partis de la majorité vont se réunir la semaine prochaine pour discuter des temps d’antenne attribués par la Haca aux partis politiques, dans le cadre de la pré-campagne électorale. Une répartition qui soulève une vive contestation, particulièrement au MP, numériquement la première force politique au Parlement. La Haca a accordé 9 minutes aux partis ayant un groupe parlementaire, contre 7 pour les autres. Ce que refuse le MP. “Nous avons envoyé une lettre au ministre de la Communication. C’est quand même anormal que la Haca accorde 40% du temps d’antenne aux 8 premiers partis et les 60% qui restent aux petits !”, indique un cadre dirigeant du MP.


Benzekri. Une fondation, un livre

Un livre sur Driss Benzekri, décédé le 20 mai, est en cours de préparation. L’ouvrage, qui retracera sa biographie avec les grandes étapes de son long parcours, devrait être collectif et s'appuiera sur les témoignages des compagnons du premier cercle de l’ancien président de l’IER. Par ailleurs, et conformément aux vœux du défunt, la Fondation Benzekri devrait compter en son sein un certain nombre de ses amis (Salah El Ouadie, Kamal Lahbib, Chawki Benyoub…et Abdeslam Ahizoune), de ses compagnons de lutte (Ahmed Ouihmane, Noureddine Atir), en plus de personnalités comme Abderrahim Jamaï ou Abdennacer Banouhachem. Si Benzekri est mort, sa mémoire servira de miroir aux générations futures.


Droits humains. Encore une commission

Le Maroc vient d’instituer une commission de droits humains, qui se chargera d’adapter les lois locales aux lois internationales en la matière. Pour le monde associatif, cette création est “une petite victoire”, mais qui nécessite beaucoup de courage politique. “Le Maroc a signé la convention internationale sur la torture, mais il continue de torturer”, s’indigne un membre de l’AMDH. La commission, logée à la primature, comprendra des cadres des ministères, des membres de la police, de la gendarmerie, des forces auxiliaires, de la protection civile et du croissant rouge… mais aussi des ONG de droits de l’homme. Ouf !


RNI. Aujjar dans le viseur

À peine reconstruite, la maison RNI subit des secousses. Le 7 juin, un groupe de la branche de Rabat a publié une lettre virulente à l’encontre de Mohamed Aujjar, l’accusant d’avoir privilégié ses proches dans l’accès aux instances dirigeantes du parti. “C’est un opportuniste. Il a ramené des personnes inconnues au parti et a fait passer ses acolytes au conseil national sans élections”, tempête un Rniste mécontent. Les accusations, formulées dans un journal arabophone sous forme de publi-rédactionnel, citent nommément le frère d’Aujjar et un de ses proches. “Tout le monde a été élu dans les règles de la démocratie. Ils rouspètent parce qu’ils n’ont pas admis leur défaite. Sinon, pourquoi n’ont-ils pas protesté lors du congrès ?”, rétorque un proche d’Aujjar. À quand la prochaine querelle ?


Byblos. Hôtel, sexe et barbouzeries

C’est le 22 octobre 2007 que sera bouclé le procès des 70 prévenus inculpés dans l’affaire de l’hôtel Byblos de Casablanca. En novembre 2006, le Tribunal de première instance avait condamné, entre autres, le directeur de l’hôtel et son fils à deux ans de prison ferme et 20 000 DH d’amende, pour “gestion d’un établissement réservé à la prostitution”. Des clients de l’hôtel, également poursuivis, sont en liberté provisoire. D’après des sources bien informées, il semble que cette affaire cache une sombre histoire de guerre des services : le Byblos était réputé recevoir des agents secrets de services de renseignement étrangers, notamment de pays du Moyen-Orient.



3 questions à Mohamed Sassi
[Directeur du Centre National des Examens (Ministère de l’Education Nationale)]


Vous avez institué des mesures de vigilance pour les examens du baccalauréat, qui se déroulent en ce moment. Pourquoi ?
Pour mieux contrôler le déroulement de toutes les étapes, depuis la conception des épreuves dans les académies jusqu’à la fin des examens.

Est-ce une réaction par rapport à la fuite des épreuves dans l’Académie de Meknès qui a eu lieu l’année dernière ?
Nous avons tiré les enseignements de cette affaire perpétrée, je le rappelle, par des agents chargés de la photocopie. C’est pour cela que le choix de ce personnel est devenu plus strict. Nous avons également doté les académies de matériel performant qui permet une économie de main d’œuvre. Les commissions chargées de la distribution des épreuves sont escortées par plus de policiers. Dans les centres d’examens éloignés, cette distribution ne se fait pas tous les jours ou demi-journées comme dans les villes. C’est pourquoi ils doivent disposer d’espaces hyper-protégés.

Vous avez aussi limité l’attribution de la note zéro. Une tentative pour améliorer le taux de réussite qui demeure faible (39,2 %) ?
Pour nous, ce taux est normal. Le problème est que beaucoup d’élèves ne travaillent pas assez dans les examens régionaux et se rabattent sur l’examen national. Quant au zéro, c’est une note éliminatoire qui annule tous les efforts fournis par le candidat. Dorénavant, le correcteur ne décidera pas seul. Cette note doit être validée par une commission pour voir si elle est bien méritée.


MRE. Démocratie, où es-tu ?

En attendant la mise en place du futur Conseil de l’émigration, plusieurs associations marocaines en Europe ont appelé au boycott des législatives de septembre 2007. Elles ont signé une pétition dont le contenu mérite le détour. Extrait : “Nous estimons que demander aux MRE de s’inscrire sur les listes électorales dans les pays de résidence et de se rendre au Maroc pour exprimer leur droit de vote en faveur de candidats qui ne sont pas issus de l’immigration marocaine, qui ne possèdent aucune connaissance des problèmes et des difficultés des Marocains d’outre-mer (...) est une atteinte à la démocratie et une caricature de la participation politique”. Qui oserait contredire les signataires ?


16 mai 2003. C’est pas fini !

Lundi après midi s’est ouvert, devant le Tribunal correctionnel de Paris, le procès de huit individus dont sept Marocains, inculpés pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste”. Les accusés, soupçonnés d’avoir apporté un soutien logistique et financier aux auteurs des attentats de Casablanca le 16 mai 2003, auraient reconnu, si l’on en croit les dernières dépêches, s’être rendus dans des pays qui hébergeaient des camps d’entraînement d’Al Qaïda. “Je suis allé en Afghanistan comme aujourd’hui tout voyageur irait aux Canaries”, s’est défendu l’un des accusés, avant d’inviter le président du tribunal à s’y rendre : “C’est un pays qui devrait vous intéresser”. Pas si sûr !


Mémoires. Osman raconte sa vie (en mieux)

Maintenant qu’il a les coudées franches, après avoir réussi à quitter la présidence du RNI sans encombres, Osman va reprendre l’écriture de ses mémoires. Un projet qu’il avait gelé suite à la guéguerre qui a précédé son départ du parti des “Bleus”. L’ancien premier ministre et beau-frère de Hassan II a fait appel à un journaliste du défunt Al Mithaq, compte en achever la rédaction sous peu. Selon des sources fiables, Osman, fidèle à son style, n’aurait pas l’intention de faire des révélations fracassantes. Il compte juste faire part, dans un style élogieux et un tantinet narcissique, de son expérience de premier ministre sous Hassan II. Après le livre rouge et le livre vert, un livre bleu en perspective ?



Humeur. Laïcs

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Je suis tenté de passer une annonce : connaissez-vous un seul parti qui appelle à la laïcité ? Ce parti n’existe pas, et c’est pourtant bien pour lui que j’ai l’intention de voter, le 6 septembre. Que faire alors ? Mes amis au PSU, au PPS et à l’USFP défendent la laïcité mais en off. Entre amis sûrs, autrement dit en catimini. L’un d’eux m’a dit, un jour : “On ne peut pas le dire ouvertement pour ne pas heurter la ligne officielle de l’Etat (et ne pas déplaire à qui de droit)”. C’est vrai. La Constitution stipule que le Maroc est un pays musulman, point barre. Mais même les caciques du PJD sont capables de comprendre que la laïcité n’est pas la négation de l’islam. Alors, messieurs, quand on est laïc, quand on y croit, on le dit. Qui, parmi les partis de gauche, est capable de le dire ? Un ami m’a fait la réflexion suivante : “Il n’y a qu’un seul parti laïc au Maroc, celui des buveurs de lait. Enfin, je crois”. Moi aussi je crois, un peu… Au Maroc, on stigmatise l’absence de programmes politiques (en dehors de celui du roi, bien entendu) mais pas l’absence des idées fortes. Tous défendent l’emploi, l’insertion des jeunes, la démocratie, etc. Mais quel est ce parti, ce leader, capables de défendre des idées fortes en dehors du retour de la chariaâ, du port obligatoire du hijab ou de l’interdiction des antennes paraboliques ? Un ami au PSU m’a rappelé ce dogme : “On ne s’engage pas dans une bataille quand on est sûr de la perdre”. Il a dû lire Sun Tzu. Le problème, c’est que, en évitant toutes les batailles, on ne défend plus rien et on ressemble à tout le monde. Désespérant. Le mieux, dans ces conditions, est de siroter tranquillement son verre de lait. Sec !



VITES !

Ignace Dalle s’apprête à publier, à la rentrée prochaine, un nouveau livre dédié au royaume et sobrement intitulé “Le guide du Maroc” (Editions La Découverte). L’auteur des “Trois rois” y effectue un tour d’horizon politico-culturel, à la limite du pédagogique, des principales facettes du royaume. Qu’en pensent nos censeurs ?


Une semaine après sa suspension, le quotidien Assahifa envisage de revenir à la formule hebdomadaire, avec le même actionnaire principal (Fadel Iraki) et une équipe légèrement retouchée. Assahifa, pour rappel, a longtemps été parmi les premiers hebdomadaires arabophones du pays. À suivre.


La rencontre prévue à Séville, entre personnalités marocaines et polisariennes, autour du thème “Quelles solutions pour le Sahara”, devrait avoir lieu le 18 juin. Soit le même jour où le Maroc rencontre officiellement le Polisario à New York ! “Une pure coïncidence”, nous assure l’un des organisateurs. Bon courage, Messieurs.


La FEMED (Fédération euromed contre les disparitions forcées) vient de voir le jour. Elle regroupe les familles de disparus du pourtour méditerranéen, dont le Maroc, l’Algérie, le Liban et la Turquie. C’est le Marocain Rachid Manouzi, frère du célèbre disparu, qui a été élu secrétaire général de la Fédération.


Le Maroc vient de ratifier la convention des Nations Unies contre la corruption. Un évènement d’importance, selon Transparency Maroc, qui s’attend à une application rapide du plan d’action gouvernemental en matière de moralisation publique.


L’affaire des manifestants du 1er mai, condamnés pour “atteinte aux sacralités”, prend une dimension internationale. Le syndicat espagnol CGT a appelé à des sit-in, le 15 juin, devant l’ambassade et les consulats du Maroc en Espagne, pour “montrer le rejet de la répression et le manque de liberté dont souffrent les camarades de l'autre côté du Détroit”.
 
 
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