Wilcoume au plus beau pays du monde
Zakaria Boualem, on le savait, est un fainéant.
Il est en congé jusqu’en novembre. D’ici là,
Wilcoume prend le relais du Guercifi à tendance
paranoïaque. Lui est plutôt du genre schizo…
Ah, la MAP…
Le Matin du Sahara l’a claironné haut et fort : “Le roi du Swaziland Mswati III a réaffirmé devant l’Assemblée générale de l’ONU son soutien au Maroc dans le conflit du Sahara”. Merci, c’est très gentil de sa part, mais… c’est quoi ce pays au juste ? Un petit tour sur Google, et on apprend que l’espérance de vie des Swazilandais est la plus faible au monde (32 ans en 2009), et que les deux tiers d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté. Politiquement, ça vaut aussi le détour : c’est simple, Mswati III a interdit tous les partis politiques de son pays. Les chefs d’Etat comme ça, quand ils prennent la parole à l’ONU (quotas obligent), les délégués des autres nations se racontent des blagues ou consultent leurs sms sous la table. Bref, avec un CV pareil, personne ne vous écoute… sauf notre correspondant de la MAP à New York, pour le coup très studieux. Après Mswati III, les président de Gambie et du Népal, deux autres fervents soutiens de notre intégrité territoriale sacrée, prendront la parole. Mais avant eux, il est prévu que Barack Obama monte à la tribune. Un parfait interlude pour une pause pipi.
Quand la bière va, tout va
Les brasseurs de bière marocains ne connaîtront pas la crise en 2009, a annoncé L’Economiste. Les mois de chaâbane et ramadan ont pourtant coïncidé cette année avec la saison des grosses chaleurs, celle où les bières fraîches s’écoulent le plus. Malgré cet énorme manque à gagner, nos brasseurs nationaux retomberont sur leurs pattes, estime le quotidien |
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économique. Merci qui ? Aux piliers de bar, qui ont redoublé d’activité depuis l’Aïd. Ces gens-là sont capables de rattraper une saison calamiteuse en un week-end. Qu’il vente ou qu’il neige, eux, boivent. Tbark’ Allah, aurait-on envie de dire.
Question à un milliard de dollars
Fatna, femme de ménage de mère en fille, la cinquantaine, est taraudée par une question existentielle : “Qu’est-ce qui vaut le plus, le milliard ou le dollar ?”, demande-t-elle à son employeur. D’abord décontenancé, celui-ci lui explique alors que le dollar est une monnaie ayant cours aux Etats-Unis d’Amérique, alors que le milliard est un nombre, très élevé. Et que par conséquent, on peut avoir dans son compte en banque un milliard de dollars, par exemple, à condition d’être très, très riche. Longue réflexion, puis Fatna tranche : “D’accord. Alors à partir de maintenant, j’aimerais être payée en milliards”. Et elle ajoute, parce que c’est une femme polie : “s’il vous plaît”.
La presse ou le ballon
Achraf s’inquiète. Depuis qu’il a décidé que, plus grand, il serait journaliste, il est dépassé par les évènements. Un coup, un journaliste signe un dossier de couverture qui défraie la chronique. Un autre coup, ce même journaliste se retrouve lui-même sur la couverture, et ça défraie encore plus la chronique. Achraf ne comprend pas tout, se sent vaguement mal à l’aise. Défrayer la chronique, il a bien envie, mais dans ces conditions, ça lui fait un peu peur. Finalement, peut-être que sa grand-mère a raison : footballeur, voilà le vrai métier d’avenir.
Excédent de bagage
C’est l’histoire d’un homme en voyage vers La Mecque pour le pèlerinage. A l’aéroport de Casa, il passe à la fouille des bagages. On découvre alors dans sa valise un gros pavé de granit, qui pèse un bon quart de quintal.
- Le douanier : Pourquoi emportez-vous ce gros caillou ?
- Le futur haj : Eh bien, pour rjam chitane (lapider Satan, un des rites du pèlerinage), évidemment.
- Le douanier : Mais monsieur, il y a tout ce qu’il faut à La Mecque. Il suffira de vous baisser pour ramasser des cailloux.
- Le futur haj (exalté) : Oui, mais moi, j’ai envie de lui éclater la gueule ! |