N° 510
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Coordonnée par Ayla Mrabet



MMiroir, de Jafar Panahi. (DR)

Art et essai
Le cycle art et essai de l’Institut français de Casablanca poursuit sa saison au cinéma ABC. Pour les fans de Jodie Foster ou de Kate Winslet, il ne faut pas rater Carnage, la dernière comédie dramatique de Roman Polanski, les 19 et 20 février. Les 26 et 27, place au réalisateur turc, Nuri Bilge Ceylan, avec Il était une fois en Anatolie, une plongée dans les steppes. Les 4 et 5 mars, Miroir de Jafar Panahi, un film iranien qui raconte l’histoire d’une enfant livrée à elle-même dans la ville de Téhéran. Enfin les 11 et 12 mars sera l’occasion de voir les premiers pas sur grand écran de Rachid Debbouze, qui interprétera le rôle principal du film français Désintégration de Philippe Faucon.


Exposition
Presque exclusivement en noir et blanc, Hassan Echaïr interpelle l’éphémère, l'immatériel de la vie face à la course du temps. Natif de Rommani, cet ancien élève des Beaux-Arts de Tétouan travaille sur des supports en papier, en toile ou en bois et produit des structures liant le verre, les pierres et les cordages. A la Loft Art Gallery de Casablanca jusqu’au 10 mars.


Photographie
Mais à quoi ressemblait le monde scolaire à l’époque du protectorat ? Entre écoles coraniques, écoles techniques et collèges franco-musulmans… une exposition de photographies anciennes, couvrant la période 1929-1939, le donne à voir à la Bibliothèque nationale. A Rabat, jusqu’au 8 mars.


Concert
Bonne nouvelle pour les fans de rock et metal “made in Morocco”. Le collectif Metal’Os, formé l’année dernière par des jeunes bénévoles et musiciens gravitant autour de l’Boulevard, organise un concert avec les groupes casablancais Vicious Vision, Old School et Under Slave Authority. Samedi 25 février, à 20h30, à la salle 36 du Boultek (Technopark). A ne pas rater.


Festival
Patrie de cette confrérie soufie, Meknès accueillera prochainement le premier festival national de Aïssawa. Au programme : des expositions, des conférences, des tables rondes, mais surtout des concerts. Venus de Meknès, Rabat, Salé et Fès, treize groupes de Aïssawa feront découvrir leurs sonorités et leurs rituels spirituels, tout en chant et en danse. A voir les 24 et 25 février, au Palais des Congrès.


A l’affiche. A rudes épreuves
Mustafa (Mohamed Bastaoui), un coiffeur analphabète vivant avec sa mère aveugle, est spécialisé dans la revente de (faux) documents en tous genres. Zakia (Houda Rihani), une de ses voisines, institutrice de son état, cherche à émigrer en Espagne pour rejoindre son fiancé. Elle va donc faire appel à ses services pour obtenir un visa en tant qu'ouvrière agricole. Mais dans un souci de crédibilité, elle fait en sorte d’avoir les mains rudes, d’où le titre du film de Mohamed Asli. On avait beaucoup aimé A Casablanca les anges ne volent pas, une œuvre aux qualités indéniables, entre maîtrise cinématographique et émotion tenue. Son second opus en revanche ne restera pas forcément dans les annales du cinéma marocain. Dans Les mains rudes, les riches sont tous méchants, vivent dans des maisons dorées, et les pauvres sont pauvres donc gentils et pardonnables. A souligner par contre les sublimes prestations de Houda Rihani et Mohamed Bastaoui (primé lors du Festival de Tanger).
Les mains rudes, de Mohamed Asli au Mégarama

 
 
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